Les relations de travail en République tchèque
Les relations de travail en République tchèque sont principalement régies par le Code du travail (loi n° 262/2006 Coll., telle que modifiée). Cette loi couvre un large éventail de questions liées à l’emploi, notamment les droits et obligations des employés et des employeurs, la protection du travail, les conditions de rémunération, les heures de travail et les congés.Aspects fondamentaux des relations de travail :
- Salariés et contrats de travail :
- Les salariés sont tenus de conclure un contrat de travail écrit, qui doit clairement définir :
- Le type d’emploi (par exemple, le poste ou les fonctions).
- Lieu de travail (par exemple, ville ou lieu de travail spécifique).
- Date de début.
- En outre, des conditions peuvent être spécifiées concernant :
- Les salaires : salaire de base et toute rémunération variable telle que primes, bonus et indemnités.
- Avantages sociaux, y compris les droits à des congés payés.
- Heures de travail : nombre d’heures de travail par semaine, changements d’horaires possibles.
- Heures supplémentaires et procédure de paiement.
- Frais de déplacement et autres remboursements de frais de déplacement.
- Les salariés sont tenus de conclure un contrat de travail écrit, qui doit clairement définir :
- Conditions implicites :
- De nombreuses conditions d’emploi sont implicites et s’appliquent indépendamment de leur existence dans le contrat de travail :
- Rémunération supplémentaire pour les heures supplémentaires ou le travail de nuit.
- Période d’essai : ne peut excéder trois mois, et six mois pour les cadres supérieurs.
- Préavis de licenciement : des délais de préavis minimaux sont prévus.
- Informations de la part de l’employeur : l’employeur est tenu de fournir à l’employé des informations importantes sur l’entreprise et ses fonctions.
- De nombreuses conditions d’emploi sont implicites et s’appliquent indépendamment de leur existence dans le contrat de travail :
- Conventions collectives :
- Un certain nombre de secteurs ont conclu des conventions collectives qui peuvent accorder aux employés des droits et avantages supplémentaires par rapport aux contrats de travail individuels.
- Les conventions collectives peuvent être conclues au niveau de l’entreprise ou être contraignantes pour l’ensemble d’un secteur d’activité.
- Temps de travail et congés :
- La semaine de travail normale est généralement de 40 heures, avec la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires pour lesquelles des indemnités appropriées sont versées.
- Les employés ont droit à au moins 4 semaines de congés par an, mais certaines conventions collectives peuvent prévoir des congés plus longs.
- Les congés et les avantages sociaux pendant les week-ends et les jours fériés sont réglementés par la loi.
Formes particulières de contrats de travail :
- Emploi à temps partiel :
- Le Code du travail autorise des formes d’emploi flexibles pour les employés travaillant moins de 20 heures par semaine. Ces travailleurs peuvent être licenciés sans explication et sans indemnité de licenciement.
- Travail à volume limité :
- Il s’agit d’une forme particulière de relation de travail utilisée pour les contrats de travail temporaires ou à temps partiel. Les employés soumis à ces conditions ont des droits limités par rapport à ceux qui travaillent dans le cadre de contrats de travail standard.
Réglementation juridique des travailleurs étrangers :
- Les ressortissants étrangers travaillant en République tchèque sur la base de contrats de travail conclus avec des entreprises tchèques sont soumis à la législation tchèque, y compris au Code du travail.
- Si un employé étranger travaille en République tchèque dans le cadre d’une mission temporaire, il est soumis aux règles obligatoires de la législation locale, même si le contrat est conclu conformément à la législation étrangère.
Licenciement et indemnité de licenciement :
- Un employé ne peut être licencié que pour des raisons légitimes prévues par le Code du travail, telles que la réorganisation, la liquidation du lieu de travail, des manquements graves à la discipline ou l’incapacité d’exercer son emploi.
- Le délai de préavis pour le licenciement est d’au moins deux mois, sauf disposition contraire dans un contrat ou une convention collective.
- En cas de licenciement, un employé peut avoir droit à une indemnité de licenciement, dont le montant dépend du motif du licenciement et de la durée de l’emploi dans l’entreprise.
Ainsi, le Code du travail tchèque offre un niveau élevé de protection des droits des employés et réglemente en détail les relations entre employeurs et employés, y compris les conditions de rémunération, les avantages sociaux et la protection en cas de licenciement.
Permis de travail et permis de séjour en République tchèque
En République tchèque, les permis de travail et les permis de séjour sont régis par plusieurs lois, et la procédure de demande peut varier en fonction de la nationalité, de la durée du séjour et de la nature de l’emploi.Principes de libre circulation
Le principe de la libre circulation des travailleurs s’applique aux citoyens de l’Espace économique européen (EEE) et de la Suisse ainsi qu’à leurs proches. Cela signifie que les citoyens de ces pays peuvent vivre et travailler en République tchèque sans avoir besoin d’obtenir un permis de travail.
La seule condition est de posséder un document de voyage ou une carte d’identité en cours de validité.Ressortissants de pays tiers
Les ressortissants de pays tiers (c’est-à-dire les pays non membres de l’UE/EEE) qui n’ont pas de résidence permanente en République tchèque doivent obtenir une carte de travail. Des exceptions peuvent s’appliquer à certaines catégories de travailleurs (par exemple, les spécialistes hautement qualifiés), ce qui peut accélérer le processus de demande.Fiche de travail
Une carte de travail est un permis de séjour de longue durée à des fins professionnelles, valable pour une durée supérieure à trois mois. Elle combine un permis de séjour et un permis de travail en un seul document. Une carte de travail est délivrée à un ressortissant étranger qui a l’intention de travailler à un poste spécifique et lui confère les droits suivants :
- Hébergement en République tchèque.
- Emploi au poste pour lequel la carte de travail a été délivrée.
- Possibilité de changer d’employeur ou de lieu de travail avec l’autorisation du ministère de l’Intérieur.
La carte de travail est délivrée pour la durée de la relation de travail, mais pour une durée maximale de deux ans, avec possibilité de prolongation.
Procédure de demande et délais
- La procédure commence par un test du marché du travail obligatoire, qui permet de déterminer s’il existe des candidats appropriés pour le poste parmi les citoyens ou les résidents tchèques.
- Le délai de traitement d’une demande de carte de travail est de 60 jours maximum (ou 90 jours dans les cas complexes). L’ensemble du processus, y compris le test du marché du travail, prend généralement environ cinq mois.
Licenciement et licenciement économique
Dans les entreprises de plus de 500 salariés, les employés peuvent nommer un tiers des membres du conseil de surveillance dans les sociétés anonymes (SA). Ce droit n’existe pas dans les petites sociétés anonymes et les sociétés à responsabilité limitée (SARL).
Dans toutes les entreprises, les employés ont le droit de participer à des séances de consultation sur les questions suivantes :
- Employeur Développement économique.
- Changements structurels et mesures affectant l’emploi (par exemple, licenciements collectifs).
- Conditions de travail et leurs changements.
Si l’entreprise dispose d’un syndicat, l’employeur doit consulter le syndicat avant de licencier un employé, en particulier dans le cas d’un licenciement disciplinaire.
Particularités de l’obtention de permis pour les ressortissants de pays tiers
La procédure d’obtention d’une carte de travail peut nécessiter des efforts administratifs considérables, notamment la préparation de documents et la liaison avec les autorités tchèques.
Licenciement d’un employé en République tchèque
En République tchèque, le licenciement d’un employé est régi par le Code du travail et d’autres réglementations qui offrent un certain degré de protection aux employés. Les principales dispositions relatives au licenciement comprennent des motifs stricts de cessation d’emploi, des délais de préavis minimaux et des exigences en matière d’indemnités de licenciement.Motifs de licenciement
Un employeur ne peut licencier un employé que pour les raisons suivantes :
- Fermeture d’une entreprise ou d’une partie d’une entreprise.
- Délocalisation de l’entreprise (ou d’une partie de celle-ci).
- Changement organisationnel (par exemple, réorganisation, changement de technologie, réduction des effectifs pour améliorer l’efficacité).
- Incapacité à exercer ses fonctions pour des raisons de santé (maladie professionnelle ou accident du travail).
- Incapacité à satisfaire aux exigences du poste ou non-respect des exigences légales ou internes de l’employeur.
- Violation de la discipline du travail (violation grave ou répétée moins grave).
- Manquement à ses obligations pendant une maladie (par exemple, non-respect des conditions d’hospitalisation).
Procédure de licenciement
- Délai de préavis : le délai de préavis minimum est de deux mois. Ce délai commence à courir à partir du premier jour du mois civil suivant la remise de la notification écrite. Le délai de préavis peut être prolongé d’un commun accord entre les parties.
- Licenciement sans préavis : possible en cas de faute grave (par exemple, vol, détournement de fonds, abus d’alcool au travail, violence physique). Dans ce cas, le licenciement peut avoir lieu immédiatement sans préavis de deux mois.
- Indemnité de licenciement : en fonction du motif du licenciement, les employés peuvent avoir droit à une indemnité de licenciement :
- En cas de licenciement économique ou de fermeture d’une entreprise, l’indemnité est versée à hauteur de trois salaires mensuels moyens en fonction de l’ancienneté.
- Si le licenciement est dû à un problème de santé (par exemple, une maladie professionnelle), le salarié a droit à une indemnité de licenciement d’un montant équivalent à 12 salaires mensuels.
Périodes de protection
Le licenciement ne peut être effectué pendant les périodes dites de protection, par exemple :
- Pendant la maladie d’un salarié.
- Pendant la grossesse ou le congé de maternité .
Licenciements collectifs
Les licenciements collectifs sont régis à la fois par les législations nationales et par la directive européenne sur les licenciements collectifs (98/59/CE). La définition du licenciement collectif dépend de la taille de l’entreprise :
- Dans les entreprises comptant entre 20 et 100 salariés, un licenciement collectif de 10 salariés ou plus est considéré comme un licenciement collectif.
- Dans les entreprises de 101 à 300 salariés, un licenciement collectif de 10 % de l’effectif est considéré comme un licenciement collectif.
- Dans les entreprises de plus de 301 salariés, un licenciement collectif correspond au licenciement de 30 salariés ou plus.
Exigences procédurales en cas de licenciements collectifs
- L’employeur doit informer les représentants des employés (syndicat ou comité d’entreprise) et organiser des consultations au moins 30 jours avant d’informer les employés. S’il n’y a pas de représentant, les employés doivent être consultés directement.
- L’employeur est également tenu d’informer le bureau du travail (une agence gouvernementale) d’un licenciement collectif prévu 30 jours avant la première notification aux employés.
Il convient de noter que ni les représentants des employés ni les autorités publiques ne peuvent bloquer un licenciement, mais ils doivent en être informés et peuvent donner des conseils.
La procédure de licenciement en République tchèque est strictement réglementée et vise à protéger les intérêts des employés en leur offrant les garanties d’un processus équitable et transparent.
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